Stérilisation par autoclave

Un autoclave est un appareil absolument essentiel pour un studio de piercing ou de tatouage, sans exception.

Un autoclave permet de stériliser les outils de piercing et de tatouage ainsi que les bijoux en les soumettant à une vapeur chaude et pressurisée. En règle générale, cela implique des mesures atteignant 134° Celsius et 1,22 atm, mais il existe d’autres autoclaves utilisant des méthodes différentes. En France depuis la circulaire n° 100 du 11/12/95 et 138 du 14/03/01, les cycles à 134° C sont obligatoires pendant un temps de 18 minutes.

Il existe différent types d’autoclaves : L’autoclave présent à votre studio de piercing ou tatouage est probablement un autoclave à circulation d’air par gravité, le type « N ».

Ce modèle d’autoclave a un élément de chauffage entièrement ou partiellement immergé dans un réservoir d’eau à la base de la chambre de l’autoclave, ainsi qu’un interstice de remplissage permettant de transférer l’eau du réservoir jusque dans la chambre.
A mesure que l’eau de la chambre est chauffée, elle commence à s’évaporer en formant de la vapeur. La vapeur étant plus légère que l’air, tandis que la chambre se remplit de vapeur, la majorité de l’air de la chambre est poussé vers le bas, et s’échappe en passant par le trou de remplissage, qui est connecté à un diaphragme sensible à la température, qui se ferme une fois que la température est suffisamment élevée.
Une fois que ce diaphragme se ferme, la pression s’élève au sein de la chambre de l’autoclave. L’intérêt principal de ce type d’autoclave est sa simplicité, son inconvénient étant de ne fonctionner uniquement avec des instruments pleins et non-emballés.
Rien n’indique que ce type d’autoclave présente un risque pour un usage dans l’industrie des modifications corporelles, s’il est utilisé en application des recommandations d’usage du constructeur, et avec les instruments adéquats.

L’autoclave sans vide préalable est une amélioration matérielle de l’autoclave à circulation d’air par gravité dans la mesure où la vapeur est générée par une source interne mais séparée.
Une fois que la quantité de vapeur nécessaire pour déplacer l’air de la chambre est atteinte, une valve s’ouvre et un jet de vapeur pressurisé pénètre dans la chambre de l’autoclave, entraînant une plus grande diminution dans la proportion d’air exclu de la chambre qu’avec un autoclave à circulation d’air par gravité, ce qui amène à une réduction de la durée des cycles de l’autoclave.
Actuellement, la gamme d’autoclave sans vide préalable est la plus distribuée et la plus utilisée, sinon la seule valable.L’inconvénient de l’autoclave sans vide préalable est son coût d’acquisition prohibitif, et le fait qu’il ait généralement une chambre plus petite.

L’autoclave avec vide préalable, aussi connu sous l’appellation d’autoclave de type « S », possède une pompe à vide, en plus d’un générateur de vapeur interne séparé. Après fermeture de la chambre de l’autoclave, la pompe à vide retire toute présence d’air de la chambre, et comme précédemment, de la vapeur y est injecté.
L’autoclave avec vide préalable est capable d’atteindre le meilleur niveau d’assurance de stérilité (NAS) réglementé par la norme EN 556. Ce type d’autoclave possède généralement un système de séchage d’air par filtration forcée qui permet un séchage minutieux des charges emballées, afin que les instruments à l’intérieur des enveloppes restent stériles pendant la période de stockage.
Dans le cas contraire, elles pourraient se contaminer de nouveau de façon immédiate. L’inconvénient de ce type d’appareil est leur coût, et parfois même la taille du système.

Le dernier type d’autoclave existant est le type « B » (de l’anglais Big). Ce type de système n’est ni plus ni moins qu’autoclave avec vide préalable, à la différence que le générateur de vapeur est généralement une unité externe à l’appareil, et que la chambre atteint parfois une telle taille qu’un individu pourrait y entrer entièrement.
L’encombrement important, de même que le coût astronomique de ces autoclaves, expliquent qu’ils ne sont quasiment jamais utilisé dans l’industrie du body art.
Pour être conforme à la législation française, un autoclave doit éprouver une pression d’un tiers de bar en plus de sa pression d’utilisation maximale. Le timbre présent sur l’appareil indique que l’autoclave a été testé par une organisation certifiée par le bureau des mines.
Il doit être testé au moins une fois tous les dix ans, puis à chaque incident ou à chaque changement de place. Un autoclave doit comporter un manomètre gradué pour lecture directe de la pression, un thermomètre à lecture directe, un thermomètre enregistreur et deux soupapes de sécurité qui s’actionnent si la pression est supérieure à 3 bars.

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