Origines des tatouages Polynésiens et Maoris

C’est dans les peuples dits primitifs, et plus précisément en Polynésie que le tatouage s’est le plus développé. Il marquait généralement l’appartenance à un rang social élevé.

Par exemple, chez les Areoïs, la société se divise en classes que la disposition des tatouages sur le corps met en avant. Chaque classe prenant le nom de parties tatouées.
Ainsi, la première classe, la plus élevée, est nommée « jambes tatouées », la deuxième « bras tatoués », la troisième « flancs tatoués »…

La pratique du tatouage dans ces cultures avait pour but de renforcer la fécondité et les liens avec le surnaturel et le sacré. En Polynésie, le baptême de l’enfant, c’est le tatouage. Pour être inscrit dans la communauté, le polynésien doit passer par des rites imposés par la tribu. C’est alors une cérémonie familiale et religieuse.

Dans les iles Marquises les tatouages effectués sont essentiellement d’ordre esthétique.
Toutes les parties du corps sont tatouées, à l’exception de la paume des mains et de la plante des pieds.
Plus les dessins sont nombreux, riches et variés, plus la personne est âgée et élevée dans le milieu social.

A la fin du XIXème siècle, une personne n’ayant pas le dessus de la main tatouée ne pouvait pas se servir dans la marmite commune. De même, qu’un homme ne pouvait demander la main d’une jeune fille s’il n’avait été préalablement tatoué. C’est donc pour cette raison que le tatouage était effectué dès la puberté.

Pendant la cérémonie, les femmes n’étaient pas admises. Le tatouage était effectué par un prêtre sous les chants des spectateurs servant à encourager les futurs tatoués afin qu’ils supportent la douleur. Le jeune nouvellement tatoué ne sortait de chez lui et ne montrait ses tatouages qu’après leur cicatrisation définitive.

En ce qui concerne le visage, les chefs pouvaient se le recouvrir totalement alors que les autres membres y apposaient des traces uniquement sur certaines zones de leur corps.
Un beau tatouage pour le Marquisien est donc une marque de fierté et d’orgueil, car il nécessite de nombreuses séances et de plus est très douloureux.

L’instrument utilisé pour tatouer était un manche de bois (souvent du bambou) sur lequel on fixait des objets les plus divers tel qu’un os d’oiseau, un morceau de nacre, des dents de poisson… Le tatoueur tapait sur cet outil à l’aide d’un petit marteau pour faciliter la pénétration dans la peau. Le colorant était fait à partir de noir de fumée tiré de la noix de Bancoulier (arbre qui pousse dans les îles pacifiques), puis mélangé à de l’eau.

Le tatouage en Nouvelle-Zélande est inséparable du mariage, de ce fait la jeune fille se doit d’être belle en se tatouant le visage. De même, pour l’homme le tatouage est un élément de séduction.

Le Maori utilise un élément tranchant (couteau, ciseau…) et non une aiguille pour tatouer.
Le tatouage est effectué à l’âge de 20 ans. Celui qui refuse de s’y soumettre est considéré comme efféminé, sans courage et indigne de faire partie de la communauté.

Les Maoris sont aussi célèbres pour leurs tatouages recouvrant le visage appelé « MOKO ». Le trafic des têtes tatouées s’étant fortement développé au XIVème siècle, porter un « Moko » c’était aussi le risque d’être décapité.

Le « Moko » est une marque de noblesse, il revendique pour celui qui le porte une victoire accomplie.
Chez la femme Maori, le tatouage avait également selon la culture locale un pouvoir érotique.

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