Des nanoparticules dans les encres de tatouage

L’encre des tatouages est une fois de plus sur la sellette.

Une équipe danoise vient de montrer que les pigments employés peuvent être composés de nanoparticules. Le tatouage permet leur pénétration par voie intradermique.

L’analyse a été menée sur 58 encres (rouges, bleues, vertes, jaunes, blanches et noires) utilisées couramment au Danemark dans les tatouages. Il s’agissait de produits aqueux prêts

Les mesures ont été réalisées par diffraction laser, microscopie électronique en transmission, microscopie électronique à balayage et diffraction des rayons X.

Les plus petites particules ont été mises en évidence dans les pigments noirs. Il s’agissait de carbone noir de diamètre moyen allant de 41 à 165 nm.
La majorité des encres avaient des particules d’une taille inférieure à 100 nm et étaient donc des nanoparticules.

A l’opposé, les pigments blancs étaient les plus grands avec des diamètres moyens de 317 à 738 nm.

Deux pigments verts différents ont été identifiés, 5 pigments rouges et six pigments jaunes. Tous les bleus contenaient le même pigment (P.B 15).

Les phtalocyanines (vert et bleu) et les pigments azo (rouge et jaune) avaient une taille intermédiaire entre celle des noirs et des blancs.

Sauf pour le jaune, les résultats se sont avérés cohérents pour une même couleur entre les différentes marques étudiées.

Ce travail montre la présence de nanoparticules dans la majorité des encres pour tatouages (sauf le blanc). L’encre noire est même essentiellement constituée de nanoparticules.

Le carbone noir est utilisé dans ces encres mais aussi dans le caoutchouc (pneus), le plastique et la peinture avec une production de plus de 10 millions de tonnes en 2005 !
Les études épidémiologiques n’ont pas montré dans le passé un lien évident entre exposition au carbone noir et cancer. Le carbone noir est cependant classé comme cancérogène possible selon les études menées chez le rat.

Des expériences devraient permettre de déterminer le devenir des nanoparticules injectées lors du tatouage et leur présence éventuelle dans les ganglions lymphatiques, le foie ou la rate.

Source: JIM

1 commentaire

Cliquez pour commenter

  • Humm…ce site est vraiment tres bon mais certains articles comme celui ci ne donnent pas vraiment envie de passer a l’acte…merci pour ces infos